Les points cardinaux au service du management interculturel

Les points cardinaux au service du management interculturel
Se repérer en
management interculturel

Les points cardinaux pour comprendre la culture de l’autre, un mythe ?

Certains experts recommandent de se former au management interculturel. C’est une condition sine qua non pour réussir à l’international. Former vos managers à s’adapter à d’autres cultures est un savoir-être précieux.

En revanche pensez-vous réellement pouvoir comprendre la culture de l’autre ? Si vous avez le privilège d’être en couple depuis de longues années pouvez-vous dire que vous vous comprenez l’un l’autre ?

 

Dépasser les différences culturelles

Vous le constatez par vous-même : un couple se construit au fil des années, composé de deux personnes de langue maternelle identique et de cultures semblables ont parfois du mal à se comprendre. Cela reste vrai même si vous êtes issus du même milieu social, que vous avez étudié dans la même université. Alors, comment comprendre l’autre ?

L’intérêt du management interculturel

La croyance fondamentale d’un expert tel que Fons Trompenaars est qu’il n’est pas nécessaire de comprendre la culture de l’autre. Il s’agit plutôt d’acquérir les outils pour être en mesure de s’adapter aux différences culturelles. Améliorer sa communication culturelle, la rendre plus agile pour mieux négocier.

Combien de cultures managériales pratiquez-vous régulièrement ?

Très peu ! Si vous parlez trois langues couramment, c’est déjà beaucoup pour connaître une culture.

Dans le canton de Genève un manager parle l’anglais et souvent l’allemand. Il n’est pas rare en Suisse de parler trois langues.

En revanche, les managers qui maîtrisent quatre langues sont assez rares. Alors, comment faire pour réussir à faire du business aux quatre coins du monde ?

L’acquisition des principales cultures du monde avec le management interculturel.

Cela serait un travail de titan. Il vous faudrait connaître les cultures   japonaises nord-américaines, la culture allemande. Et enfin, celles de quelques pays émergents notamment les BRIC : Brésil, Russie, Inde, Chine. Et enfin Afrique du Sud et Turquie. Vous êtes désormais prêts pour l’international ! Prêt pour expérimenter votre maîtrise du management interculturel. Cela fait une dizaine de cultures et une dizaine de langues. C’est mission impossible. Alors, comment faire ?

La solution pour comprendre les différences culturelles.

C’est ici que les quatre points cardinaux entrent en jeu. Il s’agit pour un manager d’utiliser un cadre de référence orienté sur quatre axes.

Nord : la hiérarchie et l’exercice du pouvoir.

Les travaux de Hofstede ont montré que l’attente et l’acceptation des inégalités par les personnes en bas de la hiérarchie sociale organisent l’exercice du pouvoir. Il existe des cultures très hiérarchiques comme en Chine et en Russie où l’on ne discute pas les décisions de la direction. À l’inverse, il existe des cultures très égalitaires où le chef n’est qu’une personne parmi les autres. Dans ces cultures anglo-saxonnes et scandinaves, le chef attend les critiques, les idées et les suggestions de ses collaborateurs pour faire grandir l’organisation.

Est : la gestion du temps.

Je gagne du temps grâce à ce nouveau logiciel. « Arrête de me faire perdre du temps ». Voici des expressions que l’on entend souvent dans les cultures occidentales.

Mais quel est notre rapport au temps ?

Mon interlocuteur d’Asie ou du Moyen-Orient a-t-il la même notion du temps ? Non, bien sûr. La compréhension du rapport au temps est une des clés pour réussir à négocier avec les pays émergents. Même au sein des cultures occidentales notre approche du temps diffère quelque peu. Vous allez avoir quatre minutes de retard en Suisse, cela pose un problème. Vous ferez le nécessaire pour prévenir votre interlocuteur. En région parisienne, en dessous de 5- 10 minutes de retard, beaucoup de personnes ne prennent pas cette précaution.

Sud : la dimension individualiste collectiviste.

Cette dimension a été définie par Hofstede. Une culture individualiste est une culture où les liens entre les personnes qui la composent sont faibles. Elle décrit bien le monde anglo-saxon.

Parmi les cultures les plus collectivistes citons la Russie, le Moyen-Orient et certains pays d’Asie. Dans ces cultures-là, il est important de privilégier le lien comme socle d’une construction de relations d’affaires. Je travaille avec des gens en qui j’ai confiance. L’importance du contrat devient secondaire.

Ouest : l’expression du désaccord.

En Thaïlande, ne vous mettez jamais en colère. Dites les choses avec calme. Le manager qui se met en colère perd toute crédibilité auprès de son équipe. Aux Pays-Bas, exprimer son désaccord de façon explicite est souhaitable pour obtenir la confiance de votre interlocuteur. Il s’agit de dire sa vérité.Nous parlons parfois de culture consensuelle ou peu consensuelle.


Prendre un rendez-vous téléphonique d’approfondissement :

NOM

E-MAIL

SUJET

MESSAGE