Aller au contenu
Formation à la négociation complexe

Formation intra-entreprise

Formation à la négociation complexe

Deux journées enchaînées, et deux marches.

La première travaille le rapport de force, la stratégie et la gestion des concessions face à un acheteur aguerri. La seconde aborde les négociations à forts enjeux : plusieurs décideurs autour de la table, un contrat international, une crise qui renverse le rapport de force du jour au lendemain. Les deux journées peuvent être suivies simultanément ou à quelques semaines d’intervalle.

Pourquoi cette formation

Bénéfices pour les participants

Ne plus concéder sans contrepartie

Tenir sa ligne face à plusieurs décideurs et sous forte pression

Maîtrise avancée des concepts BATNA, ZOPA, reservation price

3 modules

Programme détaillé de la formation à la négociation complexe

  • Destiné aux négociateurs expérimentés, responsables grands comptes, manager commerciaux et acheteurs confrontés régulièrement à des négociations complexes. Suppose le module « Les bases » ou une expérience significative.
  • Identifier les enjeux, pouvoirs, alternatives, contraintes et leviers de chaque partie afin de construire une stratégie adaptée.
  • Toute concession doit être conditionnée, progressive et valorisée, pour éviter de donner gratuitement de la valeur à l’autre partie.
  • Cas pratique « la négociation bloquée » : deux parties restent sur leurs positions et doivent reconstruire une zone d’accord.
  • Destiné aux directeurs commerciaux, dirigeants, responsables achats, négociateurs seniors et managers engagés dans des négociations stratégiques. Suppose une solide expérience et la maîtrise des techniques avancées.
  • La négociation multi-acteurs et la négociation sous contrainte
  • Cartographier les parties prenantes, leurs intérêts, leurs alliances, leurs pouvoirs d’influence et leurs critères de décision.
  • Construire plusieurs scénarios en intégrant les alternatives, la zone d’accord possible, les seuils de rupture et les conséquences à moyen terme.
  • Cas pratique « l’appel d’offres stratégique » : négocier avec plusieurs décideurs aux intérêts différents tout en protégeant la valeur de l’offre.
  • Grille d’observation renseignée à chaque mise en situation par les participants observateurs
  • Analyse du rapport de force produite par chaque sous-groupe avant la négociation, confrontée au déroulé réel
  • Plan d’action individuel sur une négociation à enjeu réelle, revu lors des sessions de suivi
  • Ce programme peut être adapté en fonction des besoins spécifiques de chaque entreprise.

Mises en situation

Les cas pratiques des deux journées

Huit mises en situation et deux jeux sur les concepts avancés. Tous ont déjà été joués en intra-entreprise devant des publics nombreux ; les plus exigeants du répertoire sont réservés à ce niveau.

  • Les blancs et les noirs

    deux camps choisissent leur couleur en aveugle, tour après tour, six tours durant.

  • Négocartes

    préparer sa négociation, employer des techniques imposées et reconnaître celles de l’interlocuteur.

  • Marchandage ou intégration

    des affirmations à trier en deux tas, pour savoir dans quelle logique on vient d’entrer.

  • Perdus en haute mer

    quinze objets à classer après un naufrage, avec un consensus de groupe à construire.

  • Le phosphate, le concentré de mangue, l’arôme cacao, l’arôme vanille

    quatre négociations d’affaires enchaînées, de la plus simple à la plus tendue.

  • Les cartes de concepts, en version de base puis avancée

    le vocabulaire de la négociation à reconstituer en équipe.

Cas internationaux sous licence

Ces trois cas appartiennent au Program on Negotiation (Harvard Law School). Ils sont utilisés en formation sous licence, acquise auprès de l’éditeur à chaque animation.

  • La Norma

    défendre une valeur par des critères, face à quelqu’un dont on ignore tout. On y apprend à oser demander, et à justifier un montant autrement que par le rapport de force.

  • Le robot

    une négociation à plusieurs enjeux, menée à distance entre deux cultures d’entreprise. On y travaille la tenue d’un ordre du jour et le désamorçage d’une ancre sans braquer l’autre.

  • La Norma, seconde manche

    la transparence ne fait pas l’accord : chaque partie connaît cette fois la position de l’autre, et il reste à bâtir un critère commun.

FAQ

Quand un client menace de partir chez un concurrent, il faut éviter la réaction émotionnelle. L’enjeu consiste à vérifier la réalité de son alternative, comprendre ses motivations et réévaluer son propre rapport de force.

Faut-il accepter une concession parce qu’il la demande ? Non. Une concession n’a de sens que si elle permet d’obtenir une contrepartie ou de préserver un enjeu stratégique. Elle doit toujours être intégrée à une logique d’échange.

Pour négocier avec plusieurs décideurs autour de la table, il faut identifier les rôles, intérêts et niveaux d’influence de chacun. La stratégie consiste ensuite à construire des alliances, traiter les objections et obtenir progressivement des soutiens.

Restent les objections. Mieux vaut les accueillir comme des informations plutôt que comme des attaques : une objection sur le prix cache souvent une autre question — le budget, le risque, la comparaison avec un concurrent. Vous apprenez à reformuler, à vérifier ce qui se joue vraiment, puis à répondre par un échange plutôt que par une remise. Les objections les plus fréquentes de vos clients peuvent d’ailleurs servir de matière aux cas joués pendant les deux journées.

Une négociation devient complexe dès que plusieurs facteurs se cumulent : plusieurs décideurs dont les avis divergent, plusieurs sujets liés entre eux, un rapport de force défavorable, un contexte international, ou une crise qui change le cadre du jour au lendemain. Les méthodes qui suffisent pour une vente simple ne tiennent plus : il faut préparer des scénarios, adapter sa communication à chaque interlocuteur et savoir quand rompre.

La formation à la négociation, sur une journée, pose une méthode en quatre étapes et les réflexes d’un accord créateur de valeur. Ces deux journées supposent que chaque stagiaire maîtrise ces bases : elles travaillent le rapport de force, les concessions conditionnées, les tables à plusieurs décideurs et les situations de crise. Les deux formations se complètent, mais chacune peut se suivre indépendamment.

La première journée s’adresse aux négociateurs expérimentés, aux responsables grands comptes, aux managers commerciaux et aux acheteurs confrontés à des dossiers complexes. La seconde vise les directeurs commerciaux, les dirigeants, les responsables achats et les négociateurs seniors. Deux publics différents, avec un point commun : chaque stagiaire a déjà un vécu commercial solide.

Le prérequis : avoir suivi la formation à la négociation, qui en pose les bases, ou avoir déjà un vécu significatif du terrain commercial. En cas de doute, un premier échange permet de vous donner notre avis sur le niveau qui convient à chaque stagiaire.

Concrètement, vous apprenez à analyser le rapport de force avant d’entrer en négociation, à conditionner chaque concession, à cartographier plusieurs décideurs et à construire des scénarios de repli. Les objectifs pédagogiques visent aussi la maîtrise des concepts avancés, BATNA et ZOPA en tête, et la capacité à tenir sa ligne et sa communication sous forte pression. Chaque objectif est relié à un cas, pour que chaque stagiaire puisse mobiliser aussitôt les compétences travaillées.

Elles enchaînent huit cas et deux jeux. Avant chaque partie, les sous-groupes analysent le rapport de force ; pendant le jeu, les stagiaires qui ne jouent pas remplissent une grille d’observation ; après, le formateur recueille l’avis des observateurs et conduit le débriefing, en confrontant l’analyse de départ au déroulé réel. Les cas pratiques montent en difficulté, d’une négociation d’affaires simple à la plus tendue.

Dans quelle mesure les acquis tiennent-ils ? L’évaluation repose sur trois outils pédagogiques : la grille d’observation remplie à chaque mise en situation, l’analyse du rapport de force produite par chaque sous-groupe puis confrontée au déroulé réel, et le plan d’action individuel que chaque stagiaire rédige sur une négociation réelle à venir. Ce plan est revu avec le formateur lors des sessions de suivi, pour vérifier que les compétences travaillées tiennent sur le terrain.

Les deux journées sont animées par Marc Prager, formateur et coach de dirigeants. Après des débuts commerciaux chez Rank Xerox, il a exercé des fonctions de direction commerciale, puis de direction de filiales à l’étranger. Cette expérience de dirigeant nourrit en particulier la seconde journée, consacrée aux dossiers stratégiques : elle apporte aux débriefings un point de vue que les méthodes seules ne donnent pas.

Les deux journées se suivent, pour des raisons pédagogiques, mais chacune peut être prise séparément, ou à quelques semaines d’intervalle selon les dates choisies. La première convient aux équipes qui veulent mieux tenir leur rapport de force et leurs concessions face à leurs clients ; la seconde, aux dirigeants et négociateurs seniors engagés dans des dossiers stratégiques. Le tarif et les modalités suivent alors le nombre de journées retenues, et le profil de chaque stagiaire guide le choix.

Chaque session se déroule en présentiel, à Paris ou ailleurs en Europe, dans un lieu fixé avec vous. Il n’existe pas de version à distance ni en classe virtuelle : à notre avis, la classe virtuelle ou l’enseignement à distance conviennent à des apports théoriques, et se prêtent mal à une discussion à plusieurs décideurs, où tout se joue dans les regards, les silences et les apartés.

Pas de session inter-entreprises non plus. Contrairement à beaucoup de formations en négociation, les deux journées réunissent uniquement les équipes d’une même société, pour que les cas et les débriefings portent sur ses propres dossiers ; une formule inter-entreprises mélangerait des secteurs sans rapport. Il n’y a donc pas de calendrier à consulter, ni de classe virtuelle : les dates et le lieu, Paris ou une autre ville d’Europe, se fixent avec vous.

Le programme peut aussi être construit sur mesure. Il s’adapte aux besoins de chaque société : le cadre dans lequel vous négociez, le profil de vos clients, les objections qui reviennent le plus souvent. Un premier échange avec le formateur sert à recueillir ces informations et votre avis sur les priorités. Les choix pédagogiques, eux, restent les mêmes, pour qu’une formation adaptée à votre contexte garde sa progression d’une journée à l’autre. Vous pouvez consulter le programme détaillé plus haut sur cette page.

Le tarif est de 5 000 € hors taxe pour les deux journées et pour le groupe, jusqu’à 20 participants, sans minimum d’inscrits. Éligible Qualiopi sous condition, ce programme peut ouvrir un financement par votre opérateur de compétences ; il n’est pas éligible au CPF et ne délivre pas de certification.

Les modalités pratiques et les dates se fixent lors d’un premier échange.

Formation intra-entreprise

5 000HT

2 jours · jusqu'à 20 participants

  • Durée de la formation : 2 Jours
  • Format : présentiel (Europe, lieu à définir)
  • Langues disponibles : anglais, russe, français
  • Huit mises en situation, trois par journée, chacune suivie de son débriefing
  • Prérequis : le niveau 1 ou une expérience significative de la négociation commerciale
  • Les deux journées se suivent, mais chacune peut être prise séparément
  • Éligible Qualiopi sous condition, non éligible CPF, sans certification
  • Réservée à l’intra-entreprise

Nos autres formations

Cet article a été rédigé par Marc Prager.