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Gérer son temps pour être plus efficace

Gérer son temps pour être plus efficace

La réussite d'un projet, quel qu'il soit, tient à plusieurs facteurs — au premier rang desquels la gestion du temps. Nombre de cadres et d'entrepreneurs butent pourtant sur ce principe essentiel, souvent submergés par les urgences du quotidien au point de perdre de vue leurs priorités réelles. Rigueur et discipline restent de mise, mais elles ne suffisent pas seules : elles s'appuient utilement sur quelques méthodes éprouvées, simples à mettre en œuvre, qui structurent la journée sans l'enfermer dans une organisation trop rigide.

La gestion du temps

À l'ère des réseaux sociaux, des notifications permanentes et d'une concurrence toujours plus forte, chaque minute compte double. Le premier constat, souvent oublié, est pourtant simple : tout le monde dispose exactement des mêmes 24 heures par jour. Ce qui fait la différence, c'est la manière de les employer — une réalité particulièrement visible lors des projets de conduite du changement, où les équipes doivent avancer sur plusieurs fronts à la fois.

Comment s'y prendre ?

S'y prendre convenablement suppose avant tout de progresser dans son organisation quotidienne, pas à pas. Se fixer des objectifs simples, en commençant par les plus importants, aide à rester concentré sur l'essentiel plutôt que de s'éparpiller. Les pauses — une sortie, un film, une séance de sport — restent nécessaires pour tenir la distance, mais gagnent à être calibrées : ni trop rares, au risque de l'épuisement, ni trop fréquentes, au risque de casser le rythme.

La méthode Getting Things Done (Faire en sorte que les choses se fassent)

Cette méthode, développée par David Allen, s'articule autour de cinq étapes : collecter, clarifier, organiser, réviser et agir. La première consiste à collecter, sans filtre, tout ce qui occupe l'esprit — tâches, idées, engagements —, avant de clarifier ce que chaque élément implique réellement et de l'organiser selon son degré de priorité.

La révision consiste à faire régulièrement le point sur l'ensemble de ses engagements, pour s'assurer que rien n'est oublié — un rendez-vous hebdomadaire avec soi-même suffit généralement à garder une vue d'ensemble claire. L'action, enfin, vient clore le processus : c'est le moment où l'on exécute, concrètement, ce qui a été collecté et organisé — un principe proche, dans l'esprit, d'une bonne vieille liste de choses à faire, mais bien plus structuré et bien plus fiable dans la durée.

Des méthodes éprouvées pour gérer son temps

Plusieurs méthodes ont fait leurs preuves en matière de gestion du temps, chacune répondant à un besoin différent — concentration, priorisation, ou simplement discipline de planification.

La méthode Pomodoro

Elle consiste à se concentrer sur une seule activité pendant 25 minutes, avant de marquer une courte pause de quelques minutes — puis à recommencer. L'idée est d'éviter la dispersion en ne poursuivant qu'un seul objectif à la fois, ce qui améliore généralement la concentration et, par ricochet, la productivité réelle sur la journée.

La méthode Eisenhower

Cette technique organise les tâches dans une matrice à quatre quadrants, croisant importance et urgence. Les tâches importantes et urgentes passent en priorité absolue ; celles importantes mais non urgentes se planifient à l'avance, pour ne pas devenir urgentes par négligence. Les tâches urgentes mais peu importantes se délèguent ou se traitent rapidement, sans y consacrer trop d'énergie. Le reste — ni important ni urgent — s'abandonne purement et simplement, ou attend un moment plus opportun.

Gérer son temps
Gérer son temps

Une méthode — Une personnalité

Reconnaissons-le : l'efficacité d'une méthode dépend avant tout de la personnalité et des habitudes de celui qui l'applique. Ce qui fonctionne à merveille pour un collègue peut se révéler contre-productif pour un autre : certains profils s'épanouissent dans le cadre strict du time blocking, quand d'autres ont besoin de davantage de latitude pour rester efficaces. D'où l'intérêt, souvent sous-estimé, de se faire accompagner par un coach spécialisé : un regard extérieur aide à identifier la méthode — ou la combinaison de méthodes — la mieux adaptée à son propre fonctionnement, pour obtenir des résultats durables plutôt qu'un effet de mode passager. C'est précisément ce travail sur mesure, et non l'application mécanique d'une recette toute faite, qui fait la différence entre une bonne intention et un changement d'habitude qui tient dans la durée.

Cet article a été rédigé par Marc Prager.

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